13 juin Eclaircissage et lutte raisonnée contre les maladies et insectes
https://avalouplabenneg.bzh/wp-content/uploads/2026/06/P1130769-1024x768.jpg 1024 768 Avalou Plabenneg Avalou Plabenneg https://avalouplabenneg.bzh/wp-content/uploads/2026/06/P1130769-1024x768.jpgEnviron 35 d’adhérents se sont retrouvés au verger pour l’éclaircissage des fruitiers et en faire le bilan sanitaire de ces derniers.
Christian a présenté les activités du jour à partir des panneaux fiches techniques de l’éclaircissage et la lutte biologique contre les maladies et insectes ravageurs des arbres fruitiers que l’on peut trouver au verger.

Eclaircissage
Christian a expliqué les techniques d’éclaircissage. La réduction du nombre de fruits s’effectue si les arbres sont surchargés. Il est alors nécessaire d’éclaircir en éliminant les petites pommes, difformes ou malades. On laisse en général une à deux pommes ou poires par bouquet et 8 à 15 fruits au maximum par mètre sur la branche. Les fruits les plus faibles se détachent facilement du bouquet, on peut utiliser une épinette ou un sécateur pour supprimer les fruits pour éviter de casser le bouquet.
Ne pas réaliser l’opération trop tôt en raison de l’éclaircissage naturel, à partir de fin juin normalement les pommes présentes dans les arbres sont susceptibles de rester jusqu’à la récolte.
L’éclaircissage évite aussi la casse des branches dû à un surpoids provoqué par le nombre important de fruits. Le nombre de pommes dans les arbres peut diminuer sur un coup de vent ou d’attaque de parasites tels que le carpocapse ou de maladies telles que la tavelure ou la moniliose.
Cette opération permet d’avoir des fruits plus gros et d’éviter d’affaiblir le fruitier à cause d’une production trop importante, elle permet aussi d’éviter dans certains cas l’alternance des fruitiers.
Cette année la fructification est assez faible pour plusieurs variétés, la floraison a été moindre que l’an dernier, un temps assez froid avec vent d’est au début du printemps ont limité la pollinisation. Suite à la production importante de l’année dernière, plusieurs produisent moins cette année. Une démonstration d’éclaircissage a été faite sur quelques arbres ayant des bouquets surchargés en fruits.
Voir fiche technique éclaircissage
Christian a passé en revue les principales maladies et parasites des fruitiers et a donné des solutions biologiques pour les combattre.
Etat sanitaire des arbres
Maladies :
Chancre : Champignon qui s’attaque à l’écorce des branches. Si le chancre apparaît sur des rameaux il faut les supprimer. En cas d’attaque sur le tronc ou grosse charpentière un soin peut être effectué en curant la plaie et par application d’un mélange d’huile végétale et de bouillie bordelaise.
Tavelure et oïdium : Ces maladies sont dues à un champignon qui se propage par temps humide. Pour limiter ces maladies les arbres doivent être bien aérés (importance de la taille). Une ou deux pulvérisations de bouillie bordelaise durant l’hiver peut être utile. A l’automne ramasser les feuilles malades pour éviter de transmettre les maladies. Un chaulage peut être utile durant l’hiver.
Moniliose : Champignon qui s’attaque aux fruits avant maturité (fin d’été) et provoque leurs pourritures. On peut remarquer des taches blanches sur la partie marron du fruit qui est attaquée. Dès l’apparition de la maladie il faut enlever les fruits malades pour éviter de transmettre la maladie aux fruits proches, à l’automne il faut ramasser les fruits malades au sol et les feuilles. En hiver une ou deux pulvérisations de bouillie bordelaise permet de limiter le phénomène.
Voir fiches techniques maladies
Insectes :
Anthonome : C’est un petit coléoptère de la famille des charançons. Les femelles pondent leurs œufs en mars ou début avril sur les boutons floraux. Les larves s’attaquent aux organes de la fleur. On peut remarquer lors d’attaque que la fleur ressemble à un clou de girofle avec les pétales enroulés et on trouve en général à l’intérieur la larve de l’insecte. Lorsque la floraison est faible et les insectes nombreux cela peut impacter la production de fruits mais en général l’action de l’anthonome est limitée et provoque un éclaircissage naturel.
Pucerons : Les pucerons verts ou cendrés s’attaquent aux feuilles qui s’enroulent et perturbent la croissance de l’arbre. Cela peut-être un inconvénient pour les jeunes arbres. En général sur les arbres adultes les prédateurs (coccinelle, syrphes, chrysopes, mésanges) suffisent à les faire disparaître. Une pulvérisation de savon noir additionnée d’alcool dilué peut être utile si l’attaque est importante sur les jeunes arbres.
Puceron lanigère : Ce puceron s’installe en général dans les plaies de l’arbre (plaie de coupe ou partie chancrée) et aussi sur les jeunes rameaux. Il est important de supprimer ces pucerons dès leur apparition car lorsqu’ils sont bien installés c’est difficile de s’en débarrasser. On peut l’éliminer en brossant les zones contaminées par un traitement à l’alcool et au savon noir dilué (20% de produit pour 80% d’eau). On peut également les brûler au petit chalumeau à gaz en prenant soin de ne pas brûler l’écorce. Ce puceron ne s’attaque pas aux feuilles.
Il faut éviter un apport trop important d’azote qui favorise l’apparition de ce puceron.
Carpocapse : C’est un papillon qui vient pondre ses œufs sur les fruits. La larve qui en résulte perce un petit trou dans le fruit et en dévore les pépins. Ces fruits ne pourront pas être récoltés et tombent souvent avant maturité et le fruit pourri. La présence des oiseaux est nécessaire pour éviter que ce papillon ne prolifère. Il est nécessaire de ramasser les fruits atteints pour éviter que la larve ne pénètre dans le sol et puisse recommencer un nouveau cycle. Les mésanges et les chauves-souris sont des prédateurs de cet insecte nuisible. Les poules sont efficaces pour dévorer les larves du sol l auprès des arbres. Un traitement au bacille de Thuringe peut s’avérer efficace en cas de fortes infestations. Les nématodes (vers microscopiques) peuvent être efficaces contre les larves de carpocapses. On peut également ensacher les fruits mais c’est un peu laborieux et coûteux.
Orthorhynque, rhynchite : C’est un petit coléoptère appelé aussi “coupe bourgeons », sa présence est avérée par de nombreux bouts de jeunes rameaux cisaillés, cela n’a pas de conséquences sur les arbres adultes, mais peut poser problème sur les jeunes plants greffés de l’année. (Pas de traitement requis au verger, possibilité de lutte par des décoctions de tanaisie ou application de glu sur le tronc, insecte non volant).
Voir fiches techniques parasites
Conclusion : Il faut favoriser la biodiversité dans le verger en acceptant de perdre quelques fruits et en laissant les insectes auxiliaires agir pour obtenir une pollinisation correcte et une limitation des dégâts par les nuisibles.
Véronique a présenté une méthode bio pour soigner les plantes par les plantes en utilisant différentes préparations de plantes.

- EF extrait fermenté (purin par fermentation)
- Infusion (démarrage à froid puis chauffer jusqu’à frémissement puis laisser infuser)
- Décoction (faire bouillir puis pulvériser après refroidissement)
- Macération (plante hachée trempée dans l’eau froide durée courte pour éviter la fermentation)
Voici quelques plantes ayant des action fongicide/insecticide, répulsive ou stimulante : l’ortie, la consoude, la prêle, la rhubarbe, la capucine, la fougère, le rumex
Un ouvrage retrace toutes ces informations : Purin d’ortie et compagnie ; les plantes au secours des plantes.
Auteur : COLLAERT Jean-Paul ; Editeur : Ed. de Terran
Voir fiche technique soins par les plantes

Après vérification de l’état sanitaire des arbres, les adhérents ont pu observer l’évolution de la greffe en couronne réalisée au mois d’avril. La greffe a bien démarré sur deux rameaux, les liens en nylon maintenant l’écorce au niveau de la greffe seront supprimés dans quelques jours.

Une démonstration de taille en vert a été réalisée sur un arbre palissé du verger. Cela permet de réduire les pousses de l’année, de favoriser l’entrée de la lumière dans l’arbre. La sève alimente mieux les fruits qui seront plus gros. Cette taille favorise aussi le développement des dards pour assurer les futures fructifications.

En fin d’activité, la jauge à greffons a été vidée et nettoyée.












