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    22 Août Greffage en écusson Taille en vert

    1024 768 Avalou Plabenneg

    25 adhérents se sont retrouvés au verger pour la reprise des activités de l’association par un temps ensoleillé et agréable.
    Cette année nous avons subi un été avec des canicules et une sécheresse importante, les variétés de pommes précoces sont déjà passées et récoltées (Calville de juillet, Borowitsky, Astracan rouge, Gravenstein) et d’autres arrivent à maturité en avance (Grive rouge, Transparente de Croncels). Ces variétés sont à consommer rapidement car elles ne se conservent pas. Beaucoup de pommes sont tombées à cause de la canicule et de la sécheresse les arbres se délaissent d’une partie des fruits. Une présence de carpocapse provoque la perte et la chute des fruits.

    Les activités à venir ont été présentées : Dimanche 30 août le verger ouvre ses portes au grand public dans le cadre des fêtes de Locmaria, des visites commentées du verger seront organisées. L’association Avalou sera représentée au forum des associations le 5 septembre à la salle René Le Bras à Plabennec. La sortie du 12 septembre se déroulera à Sibiril, en matinée visite d’une culture de Thé chez Michel Thévot au moulin de Kérouzéré dans la vallée du Guillec suivi l’après-midi par la visite du château de Kérouzéré également à Sibiril.
    Ensuite suivront les cueillettes (19/09 et 03/10) et la fête de la pomme le 18 octobre.

    Le programme du jour a été réparti en deux étapes. 


    La première activité du jour est la greffe en écusson, cette greffe s’opère au cours de l’été quand la sève est encore bien présente dans les fruitiers, ceci est important pour bien décoller l’écorce sur le porte-greffe. Le principe de cette greffe est de prélever un œil sur un rameau (bois de l’année que l’on dit Aoûté qui a suffisamment de lignine) de la variété à greffer et de venir l’implanter sur le porte-greffe. Une fois l’œil prélevé on l’insère dans une fente en forme de T pratiquée sur le porte-greffe après décollement de l’écorce. Après insertion de l’œil il faut le maintenir sur le porte-greffe à l’aide d’un élastique ou du raphia ou encore à l’aide d’une okulette. La greffe terminée restera en dormance jusqu’au printemps prochain. Si la greffe est réussie le pédoncule de l’œil greffé tombe au bout de deux à trois semaines et le rameau poussera à partir du mois de mars de l’année suivante. 

    Suite à ces explications un atelier de greffage est mis en place pour que les adhérents puissent apprendre les bons gestes pour réussir cette greffe.   Fanch, Bernard et Robert ont animé cet atelier avec les adhérents qui ont pu s’entrainer sur rameaux afin d’acquérir les techniques de cette greffe.

    Voir Fiche technique greffage en écusson

    Une greffe réelle a été réalisée (variété Grive rouge) sur un porte greffe (M106) de la pépinière. 

    Les adhérents ont pu vérifier l’évolution de la greffe en écusson réalisée en 2025 (Astracan rouge).  3 greffes en écusson ont bien poussé sur le porte-greffe on garde le plus vigoureux et on étête le porte-greffe à environ 10cm au-dessus de la greffe conservée, cette partie pouvant servir de tuteur au nouveau rameau qui devient la nouvelle variété du futur arbre.

    La deuxième activité est la taille en vert des arbres palissés du verger, il est important pour ces arbres de garder la structure d’origine (Double U, palmette horizontale, cordon, colonnaire…) donc il est nécessaire de tailler tous les ans en été les branches qui s’écartent de cette structure.  Cette taille va favoriser le développement des fruits qui vont recevoir plus de sève et ils seront plus gros et colorés car plus exposés à la lumière. La taille à 6 feuilles peut être pratiquée sur ces rameaux, cela permet de favoriser la fructification pour l’année à venir et d’éviter une nouvelle formation de rameaux. Une taille trigemme sera effectuée au mois de mars suivant.

    Les adhérents ont participé activement à la taille des arbres.

    Les d’adhérents présents ont apprécié cette activité et ont apporté des greffons pour pratiquer cette greffe chez eux. A noter qu’il faut supprimer les feuilles sur les rameaux et greffer assez rapidement après prélèvement pour éviter le desséchement des greffons.

    Les adhérents ont pu vérifier l’évolution de la greffe en couronne réalisée au mois d’avril sur un porte-greffe de pommier. La greffe ayant très bien poussée, le raphia qui maintenait les greffons a été enlevé et les gourmands du porte-greffe supprimés. Sur chaque charpentière greffée on ne garde qu’un greffon pour éviter la concurrence et obtenir une bonne cicatrisation du greffon. 

    Les pommes tombées ont été ramassées en fin de séance.

    Voir photos

    Voir vidéo Greffe en écusson

    13 juin Eclaircissage et lutte raisonnée contre les maladies et insectes

    1024 768 Avalou Plabenneg

    Environ 35 d’adhérents se sont retrouvés au verger pour l’éclaircissage des fruitiers et en faire le bilan sanitaire de ces derniers.
    Christian a présenté les activités du jour à partir des panneaux fiches techniques de l’éclaircissage et la lutte biologique contre les maladies et insectes ravageurs des arbres fruitiers que l’on peut trouver au verger.

    Eclaircissage 

    Christian a expliqué les techniques d’éclaircissage. La réduction du nombre de fruits s’effectue si les arbres sont surchargés. Il est alors nécessaire d’éclaircir en éliminant les petites pommes, difformes ou malades. On laisse en général une à deux pommes ou poires par bouquet et 8 à 15 fruits au maximum par mètre sur la branche. Les fruits les plus faibles se détachent facilement du bouquet, on peut utiliser une épinette ou un sécateur pour supprimer les fruits pour éviter de casser le bouquet.
    Ne pas réaliser l’opération trop tôt en raison de l’éclaircissage naturel, à partir de fin juin normalement les pommes présentes dans les arbres sont susceptibles de rester jusqu’à la récolte. 
    L’éclaircissage évite aussi la casse des branches dû à un surpoids provoqué par le nombre important de fruits. Le nombre de pommes dans les arbres peut diminuer sur un coup de vent ou d’attaque de parasites tels que le carpocapse ou de maladies telles que la tavelure ou la moniliose.
    Cette opération permet d’avoir des fruits plus gros et d’éviter d’affaiblir le fruitier à cause d’une production trop importante, elle permet aussi d’éviter dans certains cas l’alternance des fruitiers.
    Cette année la fructification est assez faible pour plusieurs variétés, la floraison a été moindre que l’an dernier, un temps assez froid avec vent d’est au début du printemps ont limité la pollinisation. Suite à la production importante de l’année dernière, plusieurs produisent moins cette année. Une démonstration d’éclaircissage a été faite sur quelques arbres ayant des bouquets surchargés en fruits. 

    Voir fiche technique éclaircissage

    Christian a passé en revue les principales maladies et parasites des fruitiers et a donné des solutions biologiques pour les combattre.

    Etat sanitaire des arbres

    Maladies :

    Chancre : Champignon qui s’attaque à l’écorce des branches. Si le chancre apparaît sur des rameaux il faut les supprimer. En cas d’attaque sur le tronc ou grosse charpentière un soin peut être effectué en curant la plaie et par application d’un mélange d’huile végétale et de bouillie bordelaise.  

    Tavelure et oïdium :  Ces maladies sont dues à un champignon qui se propage par temps humide. Pour limiter ces maladies les arbres doivent être bien aérés (importance de la taille). Une ou deux pulvérisations de bouillie bordelaise durant l’hiver peut être utile. A l’automne ramasser les feuilles malades pour éviter de transmettre les maladies. Un chaulage peut être utile durant l’hiver.

    Moniliose : Champignon qui s’attaque aux fruits avant maturité (fin d’été) et provoque leurs pourritures. On peut remarquer des taches blanches sur la partie marron du fruit qui est attaquée. Dès l’apparition de la maladie il faut enlever les fruits malades pour éviter de transmettre la maladie aux fruits proches, à l’automne il faut ramasser les fruits malades au sol et les feuilles. En hiver une ou deux pulvérisations de bouillie bordelaise permet de limiter le phénomène.

    Voir fiches techniques maladies

    Insectes :

    Anthonome : C’est un petit coléoptère de la famille des charançons. Les femelles pondent leurs œufs en mars ou début avril sur les boutons floraux. Les larves s’attaquent aux organes de la fleur. On peut remarquer lors d’attaque que la fleur ressemble à un clou de girofle avec les pétales enroulés et on trouve en général à l’intérieur la larve de l’insecte. Lorsque la floraison est faible et les insectes nombreux cela peut impacter la production de fruits mais en général l’action de l’anthonome est limitée et provoque un éclaircissage naturel.

    Pucerons : Les pucerons verts ou cendrés s’attaquent aux feuilles qui s’enroulent et perturbent la croissance de l’arbre. Cela peut-être un inconvénient pour les jeunes arbres. En général sur les arbres adultes les prédateurs (coccinelle, syrphes, chrysopes, mésanges) suffisent à les faire disparaître. Une pulvérisation de savon noir additionnée d’alcool dilué peut être utile si l’attaque est importante sur les jeunes arbres. 

    Puceron lanigère : Ce puceron s’installe en général dans les plaies de l’arbre (plaie de coupe ou partie chancrée) et aussi sur les jeunes rameaux. Il est important de supprimer ces pucerons dès leur apparition car lorsqu’ils sont bien installés c’est difficile de s’en débarrasser. On peut l’éliminer en brossant les zones contaminées par un traitement à l’alcool et au savon noir dilué (20% de produit pour 80% d’eau). On peut également les brûler au petit chalumeau à gaz en prenant soin de ne pas brûler l’écorce. Ce puceron ne s’attaque pas aux feuilles.
    Il faut éviter un apport trop important d’azote qui favorise l’apparition de ce puceron.

    Carpocapse : C’est un papillon qui vient pondre ses œufs sur les fruits. La larve qui en résulte perce un petit trou dans le fruit et en dévore les pépins. Ces fruits ne pourront pas être récoltés et tombent souvent avant maturité et le fruit pourri. La présence des oiseaux est nécessaire pour éviter que ce papillon ne prolifère. Il est nécessaire de ramasser les fruits atteints pour éviter que la larve ne pénètre dans le sol et puisse recommencer un nouveau cycle. Les mésanges et les chauves-souris sont des prédateurs de cet insecte nuisible. Les poules sont efficaces pour dévorer les larves du sol l auprès des arbres. Un traitement au bacille de Thuringe peut s’avérer efficace en cas de fortes infestations. Les nématodes (vers microscopiques) peuvent être efficaces contre les larves de carpocapses. On peut également ensacher les fruits mais c’est un peu laborieux et coûteux. 

    Orthorhynque, rhynchite : C’est un petit coléoptère appelé aussi “coupe bourgeons », sa présence est avérée par de nombreux bouts de jeunes rameaux cisaillés, cela n’a pas de conséquences sur les arbres adultes, mais peut poser problème sur les jeunes plants greffés de l’année. (Pas de traitement requis au verger, possibilité de lutte par des décoctions de tanaisie ou application de glu sur le tronc, insecte non volant).

    Voir fiches techniques parasites

    Conclusion : Il faut favoriser la biodiversité dans le verger en acceptant de perdre quelques fruits et en laissant les insectes auxiliaires agir pour obtenir une pollinisation correcte et une limitation des dégâts par les nuisibles. 

    Véronique a présenté une méthode bio pour soigner les plantes par les plantes en utilisant différentes préparations de plantes. 

    • EF extrait fermenté (purin par fermentation)
    • Infusion (démarrage à froid puis chauffer jusqu’à frémissement puis laisser infuser)
    • Décoction (faire bouillir puis pulvériser après refroidissement) 
    • Macération (plante hachée trempée dans l’eau froide durée courte pour éviter la fermentation)

    Voici quelques plantes ayant des action fongicide/insecticide, répulsive ou stimulante : l’ortie, la consoude, la prêle, la rhubarbe, la capucine, la fougère, le rumex
    Un ouvrage retrace toutes ces informations : Purin d’ortie et compagnie ; les plantes au secours des plantes. 
    Auteur : COLLAERT Jean-Paul ; Editeur : Ed. de Terran

    Voir fiche technique soins par les plantes

    Après vérification de l’état sanitaire des arbres, les adhérents ont pu observer l’évolution de la greffe en couronne réalisée au mois d’avril. La greffe a bien démarré sur deux rameaux, les liens en nylon maintenant l’écorce au niveau de la greffe seront supprimés dans quelques jours.

    Une démonstration de taille en vert a été réalisée sur un arbre palissé du verger. Cela permet de réduire les pousses de l’année, de favoriser l’entrée de la lumière dans l’arbre. La sève alimente mieux les fruits qui seront plus gros. Cette taille favorise aussi le développement des dards pour assurer les futures fructifications.

    En fin d’activité, la jauge à greffons a été vidée et nettoyée. 

    Voir Photos

    9 mai Binage et paillage verger de Kerangal

    1024 768 Avalou Plabenneg

    Samedi 9 mai, 17 adhérents se sont retrouvés au verger conservatoire de Kerangall à 14h par un temps orageux sans pluie. Les activités du jour sont le binage et le paillage des pommiers.

    Opérations réalisées : Au verger de Kerangall

    Nous avons biné autour des arbres sur une surface d’1m2. Cela permet d’enlever les touffes d’herbes et de décompacter le sol au pied de l’arbre. Grâce au géotextile, le binage est simplifié, les racines restent  en surface et les herbes indésirables sont facilement enlevées. Les plants de fenouil utiles pour repousser les pucerons sont conservés au pied de quelques arbres. Les herbes retirées sont entreposées au fond du verger.

    Le BRF (Bois Raméal Fragmenté) est appliqué au pied de chaque arbre sur une épaisseur de 5 à 10 cm. 

    Voir les techniques de binage et paillage

    Voir Photos de Kerangal