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    13 juin Eclaircissage et lutte raisonnée contre les maladies et insectes

    1024 768 Avalou Plabenneg

    Environ 35 d’adhérents se sont retrouvés au verger pour l’éclaircissage des fruitiers et en faire le bilan sanitaire de ces derniers.
    Christian a présenté les activités du jour à partir des panneaux fiches techniques de l’éclaircissage et la lutte biologique contre les maladies et insectes ravageurs des arbres fruitiers que l’on peut trouver au verger.

    Eclaircissage 

    Christian a expliqué les techniques d’éclaircissage. La réduction du nombre de fruits s’effectue si les arbres sont surchargés. Il est alors nécessaire d’éclaircir en éliminant les petites pommes, difformes ou malades. On laisse en général une à deux pommes ou poires par bouquet et 8 à 15 fruits au maximum par mètre sur la branche. Les fruits les plus faibles se détachent facilement du bouquet, on peut utiliser une épinette ou un sécateur pour supprimer les fruits pour éviter de casser le bouquet.
    Ne pas réaliser l’opération trop tôt en raison de l’éclaircissage naturel, à partir de fin juin normalement les pommes présentes dans les arbres sont susceptibles de rester jusqu’à la récolte. 
    L’éclaircissage évite aussi la casse des branches dû à un surpoids provoqué par le nombre important de fruits. Le nombre de pommes dans les arbres peut diminuer sur un coup de vent ou d’attaque de parasites tels que le carpocapse ou de maladies telles que la tavelure ou la moniliose.
    Cette opération permet d’avoir des fruits plus gros et d’éviter d’affaiblir le fruitier à cause d’une production trop importante, elle permet aussi d’éviter dans certains cas l’alternance des fruitiers.
    Cette année la fructification est assez faible pour plusieurs variétés, la floraison a été moindre que l’an dernier, un temps assez froid avec vent d’est au début du printemps ont limité la pollinisation. Suite à la production importante de l’année dernière, plusieurs produisent moins cette année. Une démonstration d’éclaircissage a été faite sur quelques arbres ayant des bouquets surchargés en fruits. 

    Voir fiche technique éclaircissage

    Christian a passé en revue les principales maladies et parasites des fruitiers et a donné des solutions biologiques pour les combattre.

    Etat sanitaire des arbres

    Maladies :

    Chancre : Champignon qui s’attaque à l’écorce des branches. Si le chancre apparaît sur des rameaux il faut les supprimer. En cas d’attaque sur le tronc ou grosse charpentière un soin peut être effectué en curant la plaie et par application d’un mélange d’huile végétale et de bouillie bordelaise.  

    Tavelure et oïdium :  Ces maladies sont dues à un champignon qui se propage par temps humide. Pour limiter ces maladies les arbres doivent être bien aérés (importance de la taille). Une ou deux pulvérisations de bouillie bordelaise durant l’hiver peut être utile. A l’automne ramasser les feuilles malades pour éviter de transmettre les maladies. Un chaulage peut être utile durant l’hiver.

    Moniliose : Champignon qui s’attaque aux fruits avant maturité (fin d’été) et provoque leurs pourritures. On peut remarquer des taches blanches sur la partie marron du fruit qui est attaquée. Dès l’apparition de la maladie il faut enlever les fruits malades pour éviter de transmettre la maladie aux fruits proches, à l’automne il faut ramasser les fruits malades au sol et les feuilles. En hiver une ou deux pulvérisations de bouillie bordelaise permet de limiter le phénomène.

    Voir fiches techniques maladies

    Insectes :

    Anthonome : C’est un petit coléoptère de la famille des charançons. Les femelles pondent leurs œufs en mars ou début avril sur les boutons floraux. Les larves s’attaquent aux organes de la fleur. On peut remarquer lors d’attaque que la fleur ressemble à un clou de girofle avec les pétales enroulés et on trouve en général à l’intérieur la larve de l’insecte. Lorsque la floraison est faible et les insectes nombreux cela peut impacter la production de fruits mais en général l’action de l’anthonome est limitée et provoque un éclaircissage naturel.

    Pucerons : Les pucerons verts ou cendrés s’attaquent aux feuilles qui s’enroulent et perturbent la croissance de l’arbre. Cela peut-être un inconvénient pour les jeunes arbres. En général sur les arbres adultes les prédateurs (coccinelle, syrphes, chrysopes, mésanges) suffisent à les faire disparaître. Une pulvérisation de savon noir additionnée d’alcool dilué peut être utile si l’attaque est importante sur les jeunes arbres. 

    Puceron lanigère : Ce puceron s’installe en général dans les plaies de l’arbre (plaie de coupe ou partie chancrée) et aussi sur les jeunes rameaux. Il est important de supprimer ces pucerons dès leur apparition car lorsqu’ils sont bien installés c’est difficile de s’en débarrasser. On peut l’éliminer en brossant les zones contaminées par un traitement à l’alcool et au savon noir dilué (20% de produit pour 80% d’eau). On peut également les brûler au petit chalumeau à gaz en prenant soin de ne pas brûler l’écorce. Ce puceron ne s’attaque pas aux feuilles.
    Il faut éviter un apport trop important d’azote qui favorise l’apparition de ce puceron.

    Carpocapse : C’est un papillon qui vient pondre ses œufs sur les fruits. La larve qui en résulte perce un petit trou dans le fruit et en dévore les pépins. Ces fruits ne pourront pas être récoltés et tombent souvent avant maturité et le fruit pourri. La présence des oiseaux est nécessaire pour éviter que ce papillon ne prolifère. Il est nécessaire de ramasser les fruits atteints pour éviter que la larve ne pénètre dans le sol et puisse recommencer un nouveau cycle. Les mésanges et les chauves-souris sont des prédateurs de cet insecte nuisible. Les poules sont efficaces pour dévorer les larves du sol l auprès des arbres. Un traitement au bacille de Thuringe peut s’avérer efficace en cas de fortes infestations. Les nématodes (vers microscopiques) peuvent être efficaces contre les larves de carpocapses. On peut également ensacher les fruits mais c’est un peu laborieux et coûteux. 

    Orthorhynque, rhynchite : C’est un petit coléoptère appelé aussi “coupe bourgeons », sa présence est avérée par de nombreux bouts de jeunes rameaux cisaillés, cela n’a pas de conséquences sur les arbres adultes, mais peut poser problème sur les jeunes plants greffés de l’année. (Pas de traitement requis au verger, possibilité de lutte par des décoctions de tanaisie ou application de glu sur le tronc, insecte non volant).

    Voir fiches techniques parasites

    Conclusion : Il faut favoriser la biodiversité dans le verger en acceptant de perdre quelques fruits et en laissant les insectes auxiliaires agir pour obtenir une pollinisation correcte et une limitation des dégâts par les nuisibles. 

    Véronique a présenté une méthode bio pour soigner les plantes par les plantes en utilisant différentes préparations de plantes. 

    • EF extrait fermenté (purin par fermentation)
    • Infusion (démarrage à froid puis chauffer jusqu’à frémissement puis laisser infuser)
    • Décoction (faire bouillir puis pulvériser après refroidissement) 
    • Macération (plante hachée trempée dans l’eau froide durée courte pour éviter la fermentation)

    Voici quelques plantes ayant des action fongicide/insecticide, répulsive ou stimulante : l’ortie, la consoude, la prêle, la rhubarbe, la capucine, la fougère, le rumex
    Un ouvrage retrace toutes ces informations : Purin d’ortie et compagnie ; les plantes au secours des plantes. 
    Auteur : COLLAERT Jean-Paul ; Editeur : Ed. de Terran

    Voir fiche technique soins par les plantes

    Après vérification de l’état sanitaire des arbres, les adhérents ont pu observer l’évolution de la greffe en couronne réalisée au mois d’avril. La greffe a bien démarré sur deux rameaux, les liens en nylon maintenant l’écorce au niveau de la greffe seront supprimés dans quelques jours.

    Une démonstration de taille en vert a été réalisée sur un arbre palissé du verger. Cela permet de réduire les pousses de l’année, de favoriser l’entrée de la lumière dans l’arbre. La sève alimente mieux les fruits qui seront plus gros. Cette taille favorise aussi le développement des dards pour assurer les futures fructifications.

    En fin d’activité, la jauge à greffons a été vidée et nettoyée. 

    Voir Photos

    9 mai Binage et paillage verger de Kerangal

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    Samedi 9 mai, 17 adhérents se sont retrouvés au verger conservatoire de Kerangall à 14h par un temps orageux sans pluie. Les activités du jour sont le binage et le paillage des pommiers.

    Opérations réalisées : Au verger de Kerangall

    Nous avons biné autour des arbres sur une surface d’1m2. Cela permet d’enlever les touffes d’herbes et de décompacter le sol au pied de l’arbre. Grâce au géotextile, le binage est simplifié, les racines restent  en surface et les herbes indésirables sont facilement enlevées. Les plants de fenouil utiles pour repousser les pucerons sont conservés au pied de quelques arbres. Les herbes retirées sont entreposées au fond du verger.

    Le BRF (Bois Raméal Fragmenté) est appliqué au pied de chaque arbre sur une épaisseur de 5 à 10 cm. 

    Voir les techniques de binage et paillage

    Voir Photos de Kerangal

    18 avril Binage-Paillage et greffe en couronne

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    Samedi 18 avril, 30 adhérents se sont retrouvés au verger conservatoire de Locmaria à 14h. Les activités du jour sont le binage, le paillage des fruitiers et la greffe en couronne.

    Binage et paillage :
    L’intérêt du binage et les avantages du paillage ont été présentés par Véronique.
    Les avantages du paillage permettent :
    – De limiter les arrosages, le paillage absorbe l’eau et garde l’humidité.
    – De réguler la température du sol.
    – De diminuer de façon conséquente des herbes indésirables donc moins de désherbage. 
    – D’éviter le tassement du sol sous l’action de la pluie surtout sur les sols calcaires, amélioration de l’absorption de l’eau par le sol.
    – De créer un lieu de refuge aux insectes utiles.
    – De constituer un humus de bonne qualité.
    – D’améliorer la qualité du sol.
    – De favoriser la vie microbienne du sol

    Voici quelques matériaux de paillage organiques :
    – Le BRF (bois raméal fragmenté) riche en lignine attire des micros organismes qui améliorent la vie du sol et transforment la matière en humus.
    – Le compost ni trop frais ni trop décomposé est un excellent paillis.
    – La paille broyée qui apporte du potassium mais de plus courte durée.
    – Les paillettes de chanvre, de lin ou de miscanthus sont propres et décoratives et retiennent bien l’eau en se décomposant lentement.
    – Les tontes de gazon desséché qui ne protègent que temporairement.
    Il existe aussi des paillis minéraux tel que la pouzzolane, l’ardoise, la brique concassée ou les galets qui sont plus adaptés pour les massifs de plantes de jardins.

    Le binage au pied des arbres est indispensable pour supprimer les herbes concurrentielles et obtenir un verger propre. Le fait de biner 1m2   autour de l’arbre facilite le passage de la tondeuse et évite les blessures sur le tronc.
    Après le binage, un paillage au BRF d’une bonne épaisseur (entre 5 et 10 cm) est appliqué pour éviter de biner plusieurs fois dans l’année. A éviter les copeaux de résineux qui ont tendance à acidifier le sol. 
    Dans le verger de Locmaria un géotextile d’1m2    a été placé autour de chaque arbre nouvellement planté qui provoque une barrière pour les adventices, empêche l’enracinement profond, permet le passage de l’eau et maintient une certaine humidité au pied de l’arbre. Ceci a pour conséquence un binage aisé et rapide. Le géotextile protège aussi les racines et évite les blessures pouvant être provoquées par la binette. 

    Voir fiches techniques paillage

    Opérations réalisées : 

    Binage-Paillage
    Au cours de la séance, les pieds des arbres ont été binés, les herbes issues du binage sont ramassées pour faciliter le passage de la tondeuse dans les allées et évacuées vers les déchets verts. Après le binage nous avons appliqué du BRF (Bois raméal Fragmenté) pour obtenir une couche de 5 à 10cm au pied de chaque arbre. Les arbres récemment plantés sont protégés par un géotextile de 1m2 au pied puis recouvert de BRF.


    Greffage en couronne
    Par la suite, des explications sur les techniques de la greffe en couronne ont été fournies.
    Cette greffe est utilisée lorsque l’on veut changer la variété ou reconstituer une charpentière.
    Les greffons utilisés sont maintenus en jauge depuis le mois de janvier.
    La greffe en couronne se pratique en avril/mai lorsque la sève monte ce qui facilite le décollement de l’écorce sur le porte-greffe pour l’insertion des greffons. 
    Le porte greffe est d’abord scié à l’endroit de la greffe, la coupe est rafraîchie pour une meilleure cicatrisation de la plaie. Il est entaillé verticalement et seulement un côté de l’écorce doit être décollée, l’autre reste fixe et servira de lien avec le greffon pour la greffe.  Les greffons sont taillés en biseau à l’opposé d’un œil. Un chanfrein est pratiqué sur la partie biseautée du greffon qui sera en contact avec l’écorce du porte greffe restée fixe ainsi qu’un épaulement pour l’appui sur le porte-greffe. Il suffit ensuite d’insérer le greffon sur le porte-greffe en mettant bien en contact le cambium du greffon et celui de la partie fixe du porte greffe et de ligaturer l’ensemble à l’aide d’un raphia. Il est nécessaire d’étancher la greffe à l’aide d’une cire ou d’un mastic à greffer.

    Une greffe en couronne a été réalisée sur un pommier du verger (ancien porte-greffe). La variété « Jubilé » a été greffée par deux greffons implantés sur la périphérie de deux branches du porte-greffe.
    Les adhérents ont pu observer des greffes en couronne réalisées il y a quelques années et ont pu voir l’évolution de ce type de greffe.

    Voir fiche technique de la greffe en couronne ———————– Voir vidéo greffe en couronne

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